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Le blog de Jacques Davier - Page 4

  • Déclaration de Clintel

    Il n’y a pas d’urgence climatique

    Ce message urgent a été préparé par un réseau mondial de 2,060 scientifiques et professionnels. Les sciences du climat doivent être moins politisées, tandis que les politiques climatiques doivent s’inspirer davantage de la science. Les scientifiques doivent tenir clairement compte des incertitudes et des exagérations dans leurs prédictions de réchauffement climatique, tandis que les dirigeants politiques devraient évaluer de façon dépassionnée les coûts réels ainsi que les bénéfices projetés de leurs mesures.

    Des facteurs naturels aussi bien qu’anthropiques causent le réchauffement

    Les archives géologiques révèlent que le climat terrestre change depuis que la planète existe, avec des phases naturelles chaudes et froides. Le Petit Âge glaciaire n’ayant pris fin que vers 1850, il n’est pas surprenant que nous connaissions à présent une période de réchauffement.

    Le réchauffement est beaucoup plus lent que prévu

    Le monde s’est réchauffé à une vitesse moitié moindre que celle que le GIEC avait prévu en se fondant sur la modélisation du forçage anthropique et de l’équilibre radiatif. Cela nous indique que nous sommes encore loin de comprendre le changement climatique.

    Les politiques climatiques s’appuient sur des modèles inadéquats

    Les modèles présentent de nombreuses lacunes et ne constituent pas, même de loin, des outils valables pour une politique mondiale. Ils exagèrent l’influence des gaz à effet de serre tels que le CO2. De plus, ils ignorent le caractère positif d’une atmosphère enrichie en CO2.

    Le CO2 est la nourriture des plantes, le fondement de toute vie sur Terre

    Le CO2 n’est pas un polluant, il est en réalité essentiel à la vie sur Terre. La photosynthèse est un immense bienfait. Davantage de CO2 est un bénéfice net pour la nature, car celui-ci verdit la Terre. Le CO2 additionnel dans l’air a favorisé la croissance de la biomasse végétale à l’échelle globale. Il a également un effet positif sur l’agriculture, dont les rendements augmentent dans le monde entier.

    Le réchauffement climatique n’a pas accru les catastrophes naturelles

    Il n’y a aucune preuve statistique que le réchauffement climatique intensifierait les ouragans, les inondations, les sécheresses et autres catastrophes naturelles, ni qu’il les rendrait plus fréquentes. Il existe en revanche des preuves abondantes que les mesures de limitation des émissions de CO2 sont à la fois néfastes et coûteuses.

    Les politiques climatiques doivent tenir compte des réalités scientifiques et économiques

    Il n’y a pas d’urgence climatique. Il n’y a donc aucun fondement à la panique ou l’alarmisme. Nous nous opposons fermement aux projets à la fois néfastes et irréalistes qui viseraient à réduire à zéro les émissions de CO2 en 2050. À l’avenir, si la science crée de nouvelles connaissances et la technologie crée de nouvelles capacités, et elles le feront certainement, nous aurons amplement le temps d’actualiser nos politiques. L’objectif d’une politique globale doit être celui de la prospérité pour tous, grâce à une énergie fiable et bon marché. Ce n’est que dans une société prospère qu’hommes et femmes ont accès à une bonne instruction, que les taux de naissances sont modérés et que les gens prennent soin de leur environnement.

    Source : https://clintel.org/world-climate-declaration/

  • Libres !

    Nous sommes libres

    Personne ne nous dira quoi penser

    Nous sommes intelligents

    Bien plus qu'eux

    Un jour nous dirigerons ce monde

    A leur place

    Dans la joie et la bienveillance 

    Un jour un jour 

    Nous avons la jugeote 

    La vie la vie

    Est notre bien

    Le futur est déjà là

    Il nous tend les bras

    Et nous l'embrasserons

    Les oiseaux de mauvais

    Augure s'enfuiront

    A tire d'aile

    Les rois d'un jour 

    S'effaceront face aux

    Rois de toujours 

    Nous sommes libres

     

    Jacques Davier (Mai 2026)

     

  • Get Back ! (Les Poèmes de la Lune rouge, LI)

    Il est faux de croire que les Beatles se sont séparés au printemps 1970, suite au départ de John Lennon en septembre 1969, resté secret, et à celui de Paul McCartney en avril 1970. Ça, c'est la réalité bien connue d'un monde parallèle, le plus visible. Dans le nôtre, qui n'en existe pas moins, ce groupe légendaire a vécu encore dix ans, jusqu'à l'assassinat de Lennon, le 9 décembre 1980!

    Mais il est vrai que l'année 1969 avait été critique! Elle avait en effet très mal commencé, avec les calamiteuses séances d'enregistrement de Let It Be, qui s'appelait alors Get Back. Ces séances faillirent effectivement mettre un terme à l'existence du groupe! George Harrison était parti un jour sans prévenir, pour fonder aux Etats-Unis un groupe avec Bob Dylan, The Grey Gooses! Ce groupe éphémère publia un 45 tours avant de se séparer aussi vite qu'il s'était formé! Le single, face A If Not For You, face B I'd Have You Anytime, deux compositions communes Dylan et Harrison, eut un grand succès des deux côtés de l'Atlantique. Les leaders étaient accompagnés par Leon Russell au piano, Carl Radle à la basse et Jim Gordon à la batterie.

    The Grey Gooses furent présentés au public lors de la fameuse émission The David Letterman Show. Outre le single, ils jouèrent quelques morceaux de Dylan et de Harrison, soit Lay Lady Lay et All Along the Watchtower pour le premier, et Think For Yourself et l'alors inédit Something pour le second. Les musiciens offrirent en conclusion du show une nouveauté dylanienne, Watching the River Flow, un rock puissant qui permit à Harrison de se lâcher dans quelques solos d'anthologie, la frappe de Gordon et la voix du maître n'étant pas en reste!

    Pendant ce temps, à Londres, les trois Beatles restants ne se laissaient pas démonter. Lennon, dont la fierté avait été piquée à vif, avait abandonné toute idée de quitter le groupe, et Yoko devrait patienter un peu. Il ferait un nouveau disque avec elle si les circonstances le permettaient!

    A trois, avec une petite aide d'Eric Clapton, venu officieusement et temporairement rejoindre les Beatles, en particulier pour jouer les parties de guitare solo, ils purent mener à terme le 33 tours Get Back, qui se retrouva dans les bacs en juin 1969, à peu près en même temps que le 45 tours de Harrison!

    Get Back fut produit par Glyn Johns, célèbre producteur des Crying Drones, et comportait douze titres, soit Two of Us, Dig a Pony (live), Across the Universe, Let it Be, I've got a Feeling, One After 909, Don't let me Down (live), The Long and Winding Road, Get Back (live), The Ballad of John and Yoko, For You Blue, une composition de Harrison enregistrée avant son départ, et une nouveauté de Clapton, Presence of the Lord! Les trois morceaux live avaient été enregistrés lors du "concert sur le toit" du Apple building à Londres, donné par les Beatles le 30 janvier 1969!

    La pochette du disque consistait en une photo des quatre Beatles, vus d'en bas, accoudés à une barrière intérieure de l'immeuble de EMI, clin d'œil à la pochette de Please, Please me! Le cliché fut pris avant le départ de Harrison et sa présence ne choquait pas, vu qu'il jouait sur un peu moins de la moitié des morceaux. Quant à Clapton, n'étant qu'invité, on trouvait normal qu'il ne soit pas sur la pochette !

    La présence de Clapton, le retour en septembre d'un Harrison plutôt penaud mais boosté par l'expérience Grey Gooses, donnèrent aux Beatles une dynamique nouvelle et à vrai dire inespérée. Ayant retrouvé une pêche d'enfer, ils décidèrent de repartir en tournée, la première depuis qu'ils avaient arrêté les concerts en août 1966! Le pianiste du Grease Band, Chris Stainton, vint en renfort pour l'occasion.

    Avant la tournée, le groupe sortit un nouveau 45 tours, Let it Be, avec pour face B un nouveau titre de Harrison, Old Brown Shoe, le premier morceau à avoir été enregistré par la formation incluant Eric Clapton! Celui-ci avait donné son accord pour accompagner le groupe sur la route, ce qui ravit, en plus des fans des Fab Four, ceux des Cream!

    Le single arrivait en tête des charts anglais et américains le 15 septembre, le jour même où le groupe s'envolait pour New-York. La tournée américaine débutait en effet au Shea Stadium, dans lequel le groupe avait joué en 1965. Les Beatles jouèrent dix dates à guichets fermés dans les principales villes des USA, dont deux à New-York! Bob Dylan vint gratter la guitare et souffler dans l'harmonica pour les rappels du second concert au Shea Stadium. Le public était aux anges! Les Beatles Gooses comme le dit un Dylan hilare jouèrent Lay Lady Lay, le single des Grey Gooses If not for You et un Like a Rolling Stone endiablé en finale! Le public y trouva plus que son compte et la presse du lendemain fut dythirambique!

    The Beatles on Tour with Eric Clapton, comme s'appelait le combo pour la tournée, alors que Clapton n'était mentionné que comme invité à l'intérieur de la pochette du 33 tours, ce dont, trop heureux d'être sur un disque de ses idoles, il se moquait, profitèrent de l'occasion pour rôder de nouveaux morceaux, des séances d'enregistrement étant prévues début 1970.

    Parmi ces titres, on peut relever Come Together, Cold Turkey ou Give me some Truth de Lennon, Oh Darling, Maybe I'm Amazed et You never give me your Money de McCartney, Something (rôdé avec les Gooses), Here comes the Sun, My Sweet Lord de Harrison et Octopus' Garden, une rare composition de Ringo.

    Sinon, l'essentiel de la setlist se composait de morceaux du nouvel opus et d'anciennes perles comme Nowhere Man, Day Tripper, I Feel Fine ou I am the Walrus! Quelques titres de Clapton, comme Badge, Sunshine of your Love ou Tales of Brave Ulysses venaient faire bonne mesure!

    Après les States, les Beatles jouèrent dix dates at home, le périple se concluant par deux soirées au Royal Albert Hall fin novembre. Notons en passant que le groupe profita de sa visibilité pour sortir encore deux singles coup sur coup, Get Back (version studio avec reprise) b/w l'inédit You know my Name (Look up the Number) en octobre et Don't Let me Down (version studio) b/w l'inédit What's the New Mary Jane en novembre. Les deux furent numéro un!

    Suite à cette tournée triomphale, les Beatles proposèrent à Eric Clapton de les rejoindre comme membre à part entière, mais ce dernier hésitait, n'ayant pas renoncé à se lancer dans une carrière solo. Il s'engagea cependant pour l'enregistrement du prochain LP du groupe, toujours avec son statut d'invité indépendant.

    Les séances devaient commencer en janvier 1970 dans les studios d'Abbey Road. Le titre provisoire de l'opus était Beatles Paradise !

     

    Jacques Davier (Mai 2026)