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Genève - Page 3

  • Mais de quoi je me mêle? Droit suisse et droit parallèle!

    Le Conseil d'Etat a "en partie invalidé" l'initiative du MCG sur le nombre de frontaliers à l'Etat. Il estime en effet que l’exigence d’une résidence effective dans le canton est contraire au droit supérieur et a donc supprimé cette disposition.

    Mais de quoi se mêle-t-il? Une initiative populaire, et non du seul MCG, qui n'a fait que la proposer, émane, comme son nom l'indique, du Peuple, et seulement de lui! Le Conseil d'Etat n'a pas a la modifier! Si le Peuple souhaite voter une disposition "contraire" au "droit supérieur", libre a lui! Et cette disposition doit être appliquée! A vrai dire, il n'y a pas de droit supérieur, il n'y a que le droit suisse, tel que voulu par le Souverain! Point barre !

    Donc, le Conseil d'Etat, tout comme le Grand Conseil, n'ont pas a mettre leur nez dans les initiatives et les referendums, qui sont une affaire du Peuple avec le Peuple, uniquement. Que les Sept de la Tour Baudet retournent à leurs études!

    Addendum. Les traités internationaux, auxquels le Peuple suisse a souscrit, ne sont pas du droit supérieur, mais, comme leur nom l'indique, des traités internationaux! C'est-à-dire qu'ils ne sont pas au-dessus, mais à-côté! Il conviendrait d'ailleurs de renommer le droit supérieur "droit parallèle", puisqu'il concerne ce qui est extérieur et nos éventuels rapports avec lui. Le droit international, le droit humanitaire, sont des droits parallèles au droit suisse, qui ne sauraient le limiter ou l'amender!

    L'application de ce droit parallèle dépendra de ce qu'il ne concerne que la Suisse ou nos rapports avec l'étranger. Par exemple, les règles sur les droits de douane de l'OMC doivent être appliquées alors que la stipulation de la CEDH sur la domiciliation des fonctionnaires ne le doit pas!

    Bonnes cogitations!

     

    Jacques Davier (Octobre 2025)

  • Classes hétérogènes, l'échec assuré!

    Dans le Tessin des années quarante, par exemple, les classes, en montagne, pouvaient compter jusqu'á cinquante élèves, tous degrés confondus! Inutile de préciser que l'institutrice ou l'instituteur devaient être des surhommes pour prendre tous ces enfants, bons, moyens et mauvais, en charge! Les cancres étaient souvent abandonnés le long du chemin, faute de temps, et les bons progressaient presque par miracle, et, en général, avec l'aide familiale.

    Or, c'est sur ces rivages désolés que les classes hétérogènes, non de Mme Hiltpold, mais de son administration gauchiste qui lui dicte l'agenda, échoueront! Aucun espoir lorsqu'on mélange les mauvais et les bons! Ceux-là ont besoin de temps et d'attention, dans des classes spécialisées, alors que ceux-ci doivent pouvoir progresser normalement dans des classes homogènes! Sinon, le risque d'une baisse de niveau guette!

    Il est vraiment temps de mettre un terme aux délires gauchistes, voire communistes, dans la plus pure tradition stalinienne, de l'école genevoise et, pour ce faire, reprendre en main cette administration idéologisée, véritable nomenklatura qui, depuis Chavannes, tient le haut du pavé! Mais, pour cela, il faut du courage... ou de la volonté? Oh vous, hommes de bonne volonté, qui agissez juste et bien, loin des idéologies, où êtes-vous?

     

    Jacques Davier (Juillet 2025)

  • Le macaron Stickair à la poubelle!

    L'Assemblée nationale française vient de poubelliser l'article sur les Zones à forte exclusion (ZFE)! Certes, il reste encore le vote du Sénat et l'acceptation de la Loi dans sa globalité, donc attendons! Mais le signal est toutefois très fort : haro sur l'écologie punitive!

    Ici à Genève, parce que nous avons des verdogauchistes qui n'ont rien à envier à leurs collègues hexagonaux en matière de mépris et de mise au ban du peuple, et des centristes qui par trouille les suivent aveuglément, nous avons singé la France et adopté le macaron Stickair! Qui, lui aussi, punit les uns pour les poumons des autres!

    Certes celui-ci, à la différence du Critair français qui est permanent, n'est actionné qu'à partir d'une certaine proportion de particules fines dans l'air, mais le principe est le même, c'est celui de la sanction administrative. Il s'agit, comme chez nos voisins, de punir ceux qui n'ont pas la bonne voiture, car trop vieille et trop polluante. Cela est un coup de canif donné à notre ADN politique suisse, qui rejette la ségrégation et favorise une démocratie profondément égalitaire.

    Ce que les promoteurs de Stickair n'ont pas compris, c'est que le Peuple a en horreur ces inégalités de traitement hautaines et prétentieuses, issues d'une soi-disant élite méprisante et donneuse de leçons. Et qui se trompe, car les particules fines ne viennent pas seulement du moteur, mais aussi du roulement (pneus et freins). Ce qui implique que les voitures électriques sont également concernées, pour le plus grand malheur de la doxa!

    Bref, les autorités genevoises doivent abolir la législation Stickair, qui vient d'un autre temps, d'un temps où le verdogauchisme façon père fouettard tenait le haut du pavé. Ce temps est révolu. Nous devons passer à autre chose, et retourner à notre bonne vieille démocratie suisse, tolérante, égalitaire et inclusive.

    Pour la qualité de l'air, qui d'ailleurs ne cesse de s'améliorer, il y a d'autres solutions que la ségrégation! En renonçant à l'idéologie, nous les trouverons en un tournemain!

     

    Jacques Davier (Mai 2025)