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Air du temps - Page 2

  • Wings of Love ! (Les poèmes de la Lune rouge, LII)

    Le lundi 15 janvier 1970 les Beatles, accompagnés par Eric Clapton, se retrouvèrent dans leurs bureaux du Apple Building à Baker Street, en plein centre de Londres. Le but de la réunion était de préparer l'enregistrement du nouveau disque. Get Back avait très bien marché, et les quatre compères voulaient mettre toutes les chances de leur côté afin de faire si possible encore mieux!

    Le premier problème à régler est la situation d'Eric Clapton dans le groupe. On lui demande une deuxième fois s'il souhaite être un Beatle à part entière, mais il répond que non, car il veut à terme se lancer dans une carrière solo. En revanche, il veut bien être un membre invité, sur une base salariale. Ni une, ni deux, une proposition, fort généreuse, lui est faite, qu'il accepte aussitôt et en voiture Simone, le contrat est signé!

    Le second problème à régler est le nombre de morceaux qui doivrnt figurer sur le disque. Au vu de la quantité de chansons déja écrites, on décide que le nouvel opus sera un double disque. On demande à Clapton de contribuer comme les autres, ce qu'il accepte avec gratitude. Un tour de table final vise à faire des propositions de titre pour l'album, le titre provisoire, Beatles Paradise, ne faisant pas l'unanimité. Finalement, on se met d'accord sur Wings of Love, proposé par Paul!

    Le troisième problème à régler est le choix du producteur. Les Beatles ayant signé un nouveau contrat avec EMI, ils trouvent normal de travailler à nouveau avec leur producteur historique, George Martin. Celui-ci, également présent, accepte chaleureusement le job, mais en insistant sur le fait que les musiciens doivent avoir un minimum de discipline, condition nécessaire pour mener à bien une telle tâche! Donc, pas d'épouses dans les studios, sauf circonstance particulière!

    Le lundi 22 janvier à midi, les Beatles et Eric Clapton entrent dans les studios d'Abbey Road pour commencer l'enregistrement de leur treizième album! 

    Les séances durèrent deux mois, et furent fort prolifiques. La règle imposée par George Martin concernant ces dames fut généralement respectée, même si on prit l'habitude de faire des exceptions pour le tea time!

    Quelques amis vinrent aux studios pour aider à peaufiner l'album, à l'instar de Nicky Hopkins, pianiste occasionnel, et de Mick Jagger et Keith Richards, choristes sur une chanson!

    Vingt titres furent retenus pour l'album, soit, de Lennon, Come Together, I Want You, Instant Karma, Remember et Working Class Hero, de McCartney, Maybe I'm Amazed, Come and Get It, That Would Be Something, Junk et Teddy Boy, de Harrison, My Sweet Lord, Isn't it a Pity, Beware of Darkness, Run of the Mill, Hear Me Lord et All Things must Pass, de Ringo, Octopus' Garden et It Don't Come Easy et de Clapton, I Don't Know Why et Let it Rain.

    Quel belle œuvre! La pochette, réalisée par un ami de Paul, consiste en une photo couleur des cinq musiciens debout dans le jardin de John à Ascott, décontractés, vêtus de bottes, jeans, chemises et vestons noirs, coiffés de chapeaux de cowboys noirs à larges bords et longs cheveux au vent! La photo est épinglée aux quatre coins sur un fond blanc crème, portant "The Beatles" en lettres grises au-dessus et "Wings of Love" en lettres bleu foncé et en plus petits caractères au-dessous.

    Deux singles furent extraits de Wings of Love, tous deux numéro un! Maybe I'm Amazed b/w l'inédit Road too Long, en mars 1970, et Instant Karma b/w l'inédit Empty Heart, début août.

    Mais ce n'était pas tout. Lennon réussit à convaincre ses camarades d'enregistrer avec lui des démos pour son disque solo avec Yoko, sur lequel le couple voulait travailler durant la deuxième partie de l'année. Ses collègues acceptèrent avec le sourire, non sans préciser qu'ils lui laissaient volontiers son prêchi-prêcha!

    Flash-back! Lennon, Yoko et quelques comparses avaient en effet enregistré, sous le nom de Plastic Ono Band, lors d'un "bed in for peace" dans un hôtel de Montréal, et publié en juin 1969, un single, Give Peace a Chance de Lennon, b/w Remember Love de Yoko. Les "bed in for peace" de John et Yoko consistaient en l'accueil, vêtus de pyjamas, dans le lit de leur chambre d'hôtel, de journalistes afin de leur expliquer à quel point la guerre, c'est mal et la paix, c'est bien! Give peace a chance était conséquemment une chanson très engagée, d'où la remarque ironique des trois Beatles!

    Wings of Love sortit le 15 juin 1970 et fit un carton! Numéro un en GB et aux USA! Il fut le chouchou de la presse qui en fit ses choux gras ou ses cachous pendant plusieurs semaines, et plusieurs réimpressions furent nécessaires pour satisfaire la demande!

    Les Beatles ayant renoncé à tourner en 1970, chacun put ensuite se consacrer à ses propres projets, à savoir des vacances et des disques solo pour Lennon (avec Yoko), Harrison et McCartney et du cinéma pour Starr, soit un film de Frank Zappa. Cette expérience lui ayant donné confiance, Clapton, pour sa part, décida de se lancer pour de bon dans une carrière solo, et dit adieu à ses potes! Il leur promit toutefois de revenir le cas échéant.

    L'été s'annonçait intéressant! La version des Beatles à cinq membres joua encore deux fois en public, en juillet dans l'émission de John Peel à la BBC et lors du Festival de l'Ile de Wight en août, volant la vedette aux Who, puis elle tira sa révérence! Tout le monde le regretta, car ces Beatles semblables aux cinq doigts de la main avaient un sacré potentiel!

    Le groupe jubilait! Wings of Love caracolait en tête des charts et l'avenir lui tendait les bras!

     

    Jacques Davier (Mai 2026)

  • Camping Paradis !

    Prétendre que le camping de Zermatt doit être fermé à cause de "dangers naturels" relève de la véritable blague ! Quels dangers ? On les aurait subitement découverts en 2026, alors que le camping existe depuis 1983 ? Allons, un peu de sérieux !

    Le camping est situé le long de la voie du train, entre celle-ci et la Spissstrasse, en plein milieu de maisons ! Donc, quels que soient ces hypothétiques dangers, ils toucheraient également des habitations ! Mais pas un mot à ce sujet. A-t-on prévu d'évacuer les habitants du voisinage et de les reloger ailleurs ?

    Ah là là ! Non, la vraie raison, c'est que les campeurs dérangent une certaine officialité zermattoise, qui doit voir d'un mauvais œil ces gueux camper aux portes de son domaine, de plus en plus réservé aux hyper-riches, il faut bien le dire !

    Puisse le Canton revenir en arrière, car cela est vraiment d'un ridicule achevé, sans oublier que cette fermeture met en difficulté des gens qui ont aussi le droit de se rendre à Zermatt.

    Pour conclure, et en en restant à l'hypothèse des dangers naturels, on peut être d'avis que lorsque le principe de précaution va aussi loin que de détruire la vie sociale, il faut dire stop ! Ou, à tout le moins, y aller avec des pincettes !

     

    Jacques Davier (Mai 2026)

     

  • Oui à l'initiative salvatrice !

    Il n'y a plus le moindre égard à avoir pour cette soi-disant élite en carton-pâte, délétère, vile, décadente, pleutre, déshonorée par sa servilité et déshonorante pour le pays ! Le Peuple, lui, est digne et clairvoyant, il dira NON à l'immigration de masse en juin ! Que cela plaise ou non, et gare à ceux qui auraient en tête de ne pas appliquer l'initiative salvatrice !

    On veut de la main d'œuvre, on fait venir des gens, on doit construire plus, on veut donc encore de la main d'œuvre, on doit donc encore faire venir des gens, on doit donc encore construire plus, on fait venir toujours plus de gens, on doit construire toujours plus, et cela jusqu'à ce que la Suisse ne soit plus qu'une brique géante !

    On voit que l'argument ne tient pas, d'autant plus qu'on délocalise et licencie à tour de bras ! Et hop, une charrette, et hop, deux charrettes, et hop, trois charrettes ! Où est, franchement, le besoin de main d'œuvre à part dans la construction, ce qui peut sans problème être géré par les contingents ?

    Tout cela n'a plus de sens, ce n'est plus qu'un mantra répété à l'infini par des cerveaux vides, incapables de raisonner, de voir le danger et la menace de leur folie pour la population.

    Nous, le Peuple, sommes en fait les seuls à être encore sains d'esprit, à pouvoir anticiper, à prévoir la catastrophe que serait pour notre patrie une immigration de masse ininterrompue, une ouverture des portes à toutes les foules ! Toujours plus, toujours plus, jusqu'à l'effondrement !

    Ce qui sera impacté, c'est l'environnement, la société, la culture, la religion, les us et coutumes, les infrastructures, les routes, le rail, le logement, bref, le mode de vie et la qualité de vie, et j'ai envie de dire notre civilisation suisse, notre suissitude !

    Il y a moyen d'éviter cette catastrophe, c'est de dire oui à l'initiative des dix millions en juin ! Nous avons besoin de vos voix, allez voter !

     

    Jacques Davier (Mai 2026)