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Humeur

  • Vous, les Suisses !

    Vous, les Suisses, mes compatriotes, comment avez-vous pu refuser l'initiative des dix millions ? Certes, l'oligarchie dominante alliée à la presse aux ordres vous a fort bien lavé le cerveau, a fort bien su placer sa camelote, mais enfin, n'avez-vous pas le moindre esprit critique, la moindre jugeote pour déjouer ce genre de piège ? Pour résister à la propagande immigrationniste et  mondialiste ultralibérale ? Qui a profité, hélas, de la trahison des idiots utiles de la gauche ?

    Vous, les Suisses, avez clairement voté contre vos intérêts, et vous récolterez en retour la destruction de votre environnement, des constructions d'immeubles anarchiques sur la moindre parcelle, y compris en zone agricole, des augmentations drastiques de loyers, des transports publics bondés qui marcheront de moins en moins, des routes bouchonnées à journée faite, des hordes violentes qui, dès qu'elles auront le nombre, vous attaqueront et vous battront, puisqu'en plus vous n'avez plus le moindre courage ni le moindre instinct de survie, bref, vous récolterez une société fragmentée, atomisée, découpée en communautés et donc invivable, alors que des souvenirs des temps heureux gonfleront votre coeur triste puis éclateront en pleurs sans fin !

    Vous comprendrez peut-être pourquoi tous les autres peuples, notamment ceux du Sud, ont droit au respect, au contrôle de leur immigration, mais pas vous, pas les Occidentaux, que la caste veut détruire pour mieux asseoir son pouvoir !

    Oui, cette initiative n'était pas parfaite et fixer un nombre d'habitants limite n'était peut-être pas une bonne idée, mais il s'agissait surtout de donner un signal fort !

    Pour conclure, on ne peut que constater que vous êtes trop influençables et naïfs, et le moment venu ne vous plaignez pas, car vous l'aurez voulu !

     

    Jacques Davier (Juillet 2026)

  • Nationalisons Cremo !

    Les gazettes m'apprennent ce matin qu'il serait question de liquider la laiterie Cremo, pour cause de manque de rentabilité. Alors, je réponds doucement les basses !

    Tout d'abord, soyons précis. L'entreprise n'est-elle pas du tout rentable, ou pas assez rentable ? La nuance est de taille, et cache tout ce qui sépare le capitalisme financier axé sur le profit de l'économie libérale de marché, celle qui n'est pas financiarisée, qui ne joue pas en Bourse et qui réinvestit.

    Ensuite, soyons clairs. Le lait est essentiel pour la population, et le lait en poudre, cause principale de la non rentabilité, semble-t-il, est essentiel pour les nourrissons. Donc, pas touche à notre lait ! Si le capital, soit l'actionnariat, se plaint de n'avoir pas assez de thunes dans ses poches, notamment pour boursicoter, on se passera de lui !

    Ce qu'il convient de faire, c'est de nationaliser Cremo, afin de sécuriser son avenir en l'extrayant du marché. De la sorte, on pourra payer correctement les paysans tout en vendant le lait à un prix raisonnable, sans soucis de rentabilité ! Nationaliser ? Oh horreur ! Mais on l'a bien fait jadis avec les CFF et La Poste !

    Le but n'est pas de faire du fric, mais de nourrir la population ! Quant au capitalisme sauvage ultralibéral, bisque bisque rage !

    Je me souviens de mon enfance au Tessin. Les paysans du coin étaient organisés en une coopérative pour produire et vendre le lait, la Latteria sociale. Le système fonctionnait très bien, les paysans étaient correctement payés et les gens buvaient du bon lait pas cher ! Ma grand-mère assurait la permanence à la laiterie une ou deux matinées par semaine, et j'aimais bien aller lui rendre visite. Elle puisait le lait dans une immense boille avec une grosse louche, puis le versait avec précaution dans les bidons des clients. Elle me confiait parfois la mission de ramener un bidon à la maison, ce que je faisais avec le plus grand soin ! Ce système, qui fonctionnait à la satisfaction générale, sauf à celle de très rares adorateurs du Veau d'or, fut bien sûr détruit par le capitalisme prédateur, comme aurait dit Jean Ziegler, dans les années quatre-vingts.

    Enfin, en réponse aux euroturbos et autres fanatiques de la concurrence, nous dirons que, leur concurrence, nous n'en avons rien à faire et qu'ils peuvent se la garder. Il ont déjà fait assez de mal comme ça ! No passaran !

    Attention, nouvelle de dernière minute. Il semble que la faîtière envisage de délocaliser Cremo en Uruguay. Les vaches y seraient bien confortables, et le lait serait livré en Suisse par drones, le bateau et l'avion étant jugés trop chers ! Génial, non ? On pourrait d'ailleurs étendre le concept à la viande !

     

    Jacques Davier (Juin 2026)

  • La grève diffame !

    Honnêtement, je ne vois pas ce que les femmes suisses peuvent encore réclamer avec leur grève qu'elles n'ont déjà ! Depuis cinquante ans, elles ont acquis l'égalité et abattu le patriarcat ! Les salaires sont égaux, et les poches d'inégalité qui subsistent sont infimes !

    Alors, n'ayant plus rien à demander, elles cèdent à leurs mauvaises pensées, et utilisent leur soi-disant grève (soyons clairs, essentiellement un cortège festif et bruyant) pour diffamer les hommes !

    Mais oui, mesdames, c'est ce que vous faites ! Lors de la grève de 2024, attendant à la Place Neuve un bus qui a eu près de trois heures de retard (je suis handicapé), je les ai entendues proclamer et scander des horreurs sur "les mecs" !

    Tout cela va dans le mauvais sens, car l'écrasante majorité de ces mecs respecte les femmes et les traite en égales !

    Non, si elles avaient un poil de bon sens et une graine de jugeote, elles s'allieraient aux hommes dans une grande convergence des luttes pour s'opposer ensemble au capitalisme ultralibéral mondialisé, qui détruit et outrage à la fois hommes et femmes !

    Les hommes vous tendent la main, prenez-la, s'il vous plaît, et faisons la paix !

     

    Jacques Davier (Juin 2026)