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Initiative

  • Neutralité ou sanctions ?

    Les opposants à l'initiative taisent sciemment ce qui brûle les lèvre de la majorité d'entre eux, soit les sanctions ! Bien morales et antineutralité ! Sanctions hors ONU, bien sûr, adoptées pour la première fois par la Suisse contre la Russie, en mars 2022, sur les ordre de l’Oncle Sam et de Bruxelles ! Or, ces sanctions sont illégales car partisanes.

    Petite ouverture. Déjà actuellement, la Neutralité figure dans la Constitution suisse à deux reprises, soit lorsque le Conseil fédéral et le Parlement doivent la protéger, tout comme l’indépendance et la sécurité extérieure (art. 173 et 185). D'après ce texte, la Neutralité est consubstantielle à la Suisse, elle fait partie de son âme, d'où l'idée de la protéger ! En faire un outil, comme le veut l'actuel Conseil fédéral, c'est la réduire à l'état de couteau suisse, utilisable ou jetable selon les besoins, c'est la dégrader. Mais cela correspond pile poil au concept fallacieux de neutralité adaptable. Concept jésuitique à bannir !

    Aussi, personne ne parle de la Neutralité comme d’une finalité en soi, reproche souvent fait aux initiants ! Car l'initiative vise justement à inscrire une définition de celle-ci dans la Constitution, seule chose qui lui manque, de sorte à court-circuiter le Conseil fédéral, qui est le meilleur ennemi de notre Neutralité ! En effet, en adoptant les sanctions contre la Russie il a flingué propre en ordre la Neutralité, et les bons offices avec ! Restreindre la marge de manœuvre du CF est donc le but, afin de l’empêcher de nous jeter dans le goufre !

    Par ailleurs, l'exemple de la Belgique et des Pays-Bas, envahis en 1940 alors que neutres, ne démontre pas l'inutilité de la Neutralité, mais prouve justement à quel point la neutralité armée, et rien d’autre, nous à protégés face au fou furieux d’outre-Rhin ! Et nous protégera face à l'Otan et alii !

    Enfin, revenons sur les sanctions. Le texte proposé précise que seules les sanctions décrétées par l'ONU peuvent être adoptées par la Suisse. Précision cruciale, car avec des sanctions "sauvages", on sort de la Neutralité, ce qui est logique car cela revient à prendre parti et à utiliser les sanctions comme arme !

    Ce sera donc Neutralité ou sanctions, sauf celles, légales, de l'ONU !

    Soyez hardis, votez OUI !

     

    Jacques Davier (Septembre 2026)

  • L'armée donne des consignes de vote !

     Le chef de l'armée suisse est grandiose ! Face à la sempiternelle "menace russe", la Suisse n'est pas prête ! Mon Dieu, gasp, aargh, enfer et damnation ! Que faire ? Et bien, surtout rejeter l'initiative Neutralité, et, pour bien enfoncer le clou, nous jeter dans les bras de l'Otan ! Et les pauvres Suisses qui ignoraient ce danger !

    Non, cher chef militaire, votre opinion est enfantine et digne d'une pensée sclérosée, focalisée sur le passé stalinien de la Russie ! Celle-ci ne nous envahira pas, même si, à juste titre, elle nous critique fortement, et c'est son droit, pour l'abandon actuel de notre Neutralité ! Et je dis bien opinion, et non science ou expertise, car en matière de votations, tous les Suisses sont des experts ! Vérité à méditer !

    Par ailleurs, le CF peut-il remettre ce gradé à sa place, et lui demander de se taire ? L'armée ne doit pas faire de politique, et encore moins tenter d'influencer une votation populaire ! N'est-ce pas, Monsieur Pfister ?

     

    Jacques Davier (Septembre 2026)

  • Neutralité, les mensonges du non !

    La campagne pour la votation sur la Neutralité vient de démarrer, et les partisans du Non déclament déjà leurs premiers mensonges ! Exemple. Une neutralité stricte "nuirait" à la tradition humanitaire, disent-ils. Or, c'est exactement le contraire qui est vrai ! Une neutralité souple, c'est-à-dire pas de neutralité, voilà ce qui nuit à notre tradition humanitaire. Le CICR en sait quelque chose, lui qui, lorsque nous étions neutres, pouvait se rendre sur toutes les zones de conflit, ce qu'il ne peut plus faire maintenant que nous avons renoncé à la neutralité !

    Idem pour les bons offices ! Le flop du Bürgenstock, organisé par la nullissime Amherd, avec Kiev mais sans Moscou, en est l'éclatant exemple ! Pas de neutralité, pas de bons offices ! Contrairement à ce que dit Berne-la-morale, on ne nous écoute plus, on ne veut plus de nous !

    Disons une fois pour toutes les choses clairement. Il n'y a pas de neutralité stricte ou de neutralité souple, modulable ! On ne peut pas être à moitié neutre. Soit on l’est, soit on ne l’est pas. Dans l’affaire ukrainienne, par exemple, nous ne le somme pas du tout. Nous sommes (autorités, Suisse officielle, médias, doxa générale) partisans de l’Ukraine et contre la Russie. C’est clair, carré, incontestable. Les Russes ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, qui refusent maintenant nos bons offices; hélas, mais ils ont raison, nous avons jeté notre Neutralité aux ortilles ! Merci Cassis, la petite provinciale citée ci-dessus, Jans, Pfister et j'en passe !

    C'est l'oligarchie suisse, couchée devant l'UE et l'Oncle Sam, qui veut faire passer ses vessies pour nos lanternes. Ne nous y laissons pas prendre, dire non à l'initiative revient à sacrifier la Neutralité. Disons donc OUI à ce texte salvateur !

    La prochaine votation sera l’occasion pour le Peuple souverain (du moins celui qui n’est pas abreuvé de doxa dominante) de remettre la Suisse officielle au pas, en jetant aux orties son insupportable morale, et de retrouver notre Neutralité, donc notre Liberté et notre Souveraineté, sans parler de nos moyens d’actions en faveur de la Paix dans le Monde, comme les Bons Offices ! Et aussi de revitaliser la Genève Internationale !

    Petite conclusion pour la Berne-qui-dort. La règle d’or que les conseillers fédéraux, qui manquent sérieusement de jugeote, n’ont pas comprise, c’est que la neutralité, ce n’est pas vous qui la définissez, c’est les autres qui la reconnaissent ou non ! Et oui !

     

    Jacques Davier (Août 2026)

     

    PS. Bürgenstock, la Suisse a inventé la Conférence de paix avec un seul des deux belligérants ! Merci Viola, il restait à le faire !

    PS deux. L'exercice de l'esprit critique, c'est ce que devrait faire tout Suisse, au lieu de se laisser abreuver par la propagande des losers et des soumis !