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Economie

  • Swiss mangée tout cru !

    En 2001, la cupidité des actionnaires a détruit le fleuron de l'économie suisse qu'était Swissair, qui termina sa vie dans une honteuse faillite. Notons qu'aucune de ces racailles n'a jamais payé pour ce crime !

    Ce qui restait de Swissair est devenu Swiss, pâle copie de l'original, vite rachetée par Lufthansa ! En 2005, promesse avait été faite que Swiss garderait son autonomie au sein du groupe, promesse remise en question aujourd'hui, alors que la compagnie mère devient tyrannique, comme toute l'Allemagne d'ailleurs. Bientôt, toutes les compagnies du groupe seront fusionnées en une seule, Lufthansa, et Swiss ne sera plus qu'un souvenir !

    Évidemment le Conseil fédéral, qui est devenu le laquais de Big Sister Europa, ne dira rien et se couchera, comme il le fait avec les autres puissants, par exemple le dingo blond !

    Tout cela sent très mauvais et fait honte aux vrais Suisses ! Je ne supporte plus ce pays dirigé par des larbins et peuplé de victimes consentantes !

    De l'air, de l'air ! Vite, ouvrez la fenêtre !

    Swissair est l'authentique allégorie de cette pauvre Suisse, qui finira dévorée par une caste avide de richesses et prête à tous les sacrifices !

     

    Jacques Davier (Juillet 2026)

  • Nationalisons Cremo !

    Les gazettes m'apprennent ce matin qu'il serait question de liquider la laiterie Cremo, pour cause de manque de rentabilité. Alors, je réponds doucement les basses !

    Tout d'abord, soyons précis. L'entreprise n'est-elle pas du tout rentable, ou pas assez rentable ? La nuance est de taille, et cache tout ce qui sépare le capitalisme financier axé sur le profit de l'économie libérale de marché, celle qui n'est pas financiarisée, qui ne joue pas en Bourse et qui réinvestit.

    Ensuite, soyons clairs. Le lait est essentiel pour la population, et le lait en poudre, cause principale de la non rentabilité, semble-t-il, est essentiel pour les nourrissons. Donc, pas touche à notre lait ! Si le capital, soit l'actionnariat, se plaint de n'avoir pas assez de thunes dans ses poches, notamment pour boursicoter, on se passera de lui !

    Ce qu'il convient de faire, c'est de nationaliser Cremo, afin de sécuriser son avenir en l'extrayant du marché. De la sorte, on pourra payer correctement les paysans tout en vendant le lait à un prix raisonnable, sans soucis de rentabilité ! Nationaliser ? Oh horreur ! Mais on l'a bien fait jadis avec les CFF et La Poste !

    Le but n'est pas de faire du fric, mais de nourrir la population ! Quant au capitalisme sauvage ultralibéral, bisque bisque rage !

    Je me souviens de mon enfance au Tessin. Les paysans du coin étaient organisés en une coopérative pour produire et vendre le lait, la Latteria sociale. Le système fonctionnait très bien, les paysans étaient correctement payés et les gens buvaient du bon lait pas cher ! Ma grand-mère assurait la permanence à la laiterie une ou deux matinées par semaine, et j'aimais bien aller lui rendre visite. Elle puisait le lait dans une immense boille avec une grosse louche, puis le versait avec précaution dans les bidons des clients. Elle me confiait parfois la mission de ramener un bidon à la maison, ce que je faisais avec le plus grand soin ! Ce système, qui fonctionnait à la satisfaction générale, sauf à celle de très rares adorateurs du Veau d'or, fut bien sûr détruit par le capitalisme prédateur, comme aurait dit Jean Ziegler, dans les années quatre-vingts.

    Enfin, en réponse aux euroturbos et autres fanatiques de la concurrence, nous dirons que, leur concurrence, nous n'en avons rien à faire et qu'ils peuvent se la garder. Il ont déjà fait assez de mal comme ça ! No passaran !

    Attention, nouvelle de dernière minute. Il semble que la faîtière envisage de délocaliser Cremo en Uruguay. Les vaches y seraient bien confortables, et le lait serait livré en Suisse par drones, le bateau et l'avion étant jugés trop chers ! Génial, non ? On pourrait d'ailleurs étendre le concept à la viande !

     

    Jacques Davier (Juin 2026)

  • Trahir les Suisses, exercice préféré du grand patronat !

    Je lis dans la presse que "face à la pénurie, la restauration suisse mise sur les réfugiés". En effet, "Gastrosuisse et Hotelleriesuisse proposent à Beat Jans de permettre aux détenteurs du statut S de suivre une formation d’un an contre la pénurie de personnel."

    Cela est bel et bon, mais ça ne tient pas compte du chômage, suisse et exporté, qui mine la branche, justement à cause de la sous-enchère salariale, motif essentiel de la libre-circulation des personnes ! Le chômage dans l'hôtellerie est endémique car les grands groupes internationaux, qui n'ont plus rien de suisse, et un certain patronat local refusent obstinément d'engager des nationaux ou résidents de longue date, à des tarifs suisses ! Ce qui viderait un petit peu leurs poches ! Et c'est cela que cautionne la gauche ?

    La pénurie invoquée est en réalité artificielle !

    Donc, il ne faut former personne, réfugié ou autre statut, mais simplement engager des Suisses et résidents, puisque les besoins seront largement couverts par les forces de travail internes !

    Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

    • Nombre total de chômeurs en Suisse en 2025 : 133 712 ;
    • Dont 11 300 dans l'hôtellerie-restauration, soit 8,4% du total ;
    • Taux sectoriel : Le taux de chômage spécifique dans l'hôtellerie-restauration se monte à 5,9 %, ce qui en fait l'une des branches les plus touchées en comparaison avec la moyenne nationale (qui est de 2,8 %) ;
    • A quoi il faut ajouter le chômage exporté (les étrangers renvoyés chez eux à la fin de leur contrat).

    Tout cela s'inscrit en réalité dans le cadre de la campagne contre l'initiative des dix millions. Ne soyons pas dupes, pour l'emploi des Suisses votons OUI !

    Et nous ressortirons ces arguments lors du vote sur le pacte de soumission !

     

    Jacques Davier (Mai 2026)